16 octobre 2012

Panier


Le vieux Marseille m'enchante. Petites rues, escaliers, pentes, couleurs, vieilles pierres, cette ville fondée par les grecs et vieille de vingt-six siècles est dotée d'une beauté et d'un caractère uniques.

J'y ai une amie très chère, une amie rencontrée à Hong Kong, et qui m'y a sauvé la santé. Parce qu'il y a de ces moments sombres de la vie dont on ne garde en mémoire que la maigre trace de lumière salvatrice, mon appréciation de cette ville baleine et de cette période misérable est sauvée de l'oubli par cette rencontre étincelante.

Du coup, de passage en France, je suis descendue plein sud pour deux jours, et j'ai pris un bol de lumière chaude. La Provence ne me fait ni chaud ni froid, la passion du sud m'emmerde, mais Marseille me ravit. Cette ville, du haut de son grand âge, semble se foutre de la bien-pensance hexagonale, elle  existe, foutraque, bordélique, prolétaire, étrangère, elle respire, encore un peu... 

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