22 octobre 2011

我(可能)不會愛你

Ceux qui me connaissent bien savent que j'ai traversé, ces dernières années, une sévère période d'addiction aux dramas asiatiques en tout genres, prétextant, pour me justifier,  l'analyse d'un phénomène, et que donc quand je me mets à en parler, de cette addiction, je prends des grands airs de professeur d'université à tendance marxiste qui voudrait bien décortiquer la substantifique moelle de ces navets abrutissant le peuple, juste pour ne pas me faire chopper à patauger dans le mainstream. 

Mais qu'à la vérité, de manière très mystérieuse parfois, et bien que ce soit très dur à admettre pour une culturée snob et pédante comme moi, il arrive que je me mette juste à adorer ça, comme par exemple avec... Tatta Hitotsu no Koi, It started with a kiss, The first shop Coffee Prince, Hotaru no Hikari, The world that they live in ou encore Wayward Kenting... Que je compte bien voir et revoir encore jusqu'à mes vieux jours avec la nostalgie de ces années où, toute auréolée de bonheur, je découvrais l'Asie. 

Bref, depuis maintenant bien 6 mois, tralala, depuis que j'ai une vie à l'extérieur de mon ordinateur et de ma connexion internet... J'ai décroché, complètement décroché jusqu'à ne plus y penser du tout, à cette drogue, jusqu'à en voir parfois des bouts sur la télé des autres en me disant "quel navet ce truc" avant de détourner le regard.

Tout allait bien, je retrouvais une vie sociale, jusqu'au jour, aaaaah, oooooh, hélas, mille fois hélas, où, dans ma vie à l'extérieur de mon ordi j'ai croisé placardées sur un bus, les frimousses d'Ariel Lin et de Wilson Chen, bientôt "on air" dans ce nouveau drama au titre prometteur Je ne peux (peut-être) pas t'aimer.... Or.... depuis ce fameux It started with a kiss où elle jouait une étudiante miniature déglinguée amoureuse du génie du lycée snob à claquer, je compte parmi les inconditionnels d'Ariel. De même, après avoir vu une comédie hongkongaise ou Wilson faisait pipi dans des vases avant de réciter du Confucius, tout ça pour les beaux yeux d'une fille qui pleurait en cantonnais, j'ai un petit faible pour lui. Du coup, badaboum... depuis que la diffusion de leur nouveau drama a commencé, je perds pied, aspirée une nouvelle fois par la vie confinée et confortablement abrutissante de l'intérieur de ma connexion internet... 

Le pire c'est que maintenant je repère tous les endroits où ils tournent ce navet délicieux, comme par exemple dans le deuxième épisode, ils font leur courses au City Super du bout de ma rue, celui où moi j'achète mes pâtes, mon café et mes caramels au matcha. D'ailleurs c'est complètement improbable qu'ils passent du rayon légumes à celui des serviette hygiéniques parce que qui connait cet endroit sait qu'il s'agit de deux magasins différents séparés par un étage ! Haha !! On me la fait pas à moi !!! 

Bref, c'était pas que depuis 6 mois j'avais décroché, c'était plus que depuis 6 mois y'avait rien à quoi se raccrocher. Maintenant c'est corrigé, et me voilà partie à nouveau pour scotcher Viki toutes les semaines à prétendre améliorer ma compréhension orale et mon vocabulaire pour me donner une contenance devant une nouvelle histoire à l'eau de rose courue d'avance sur une trentenaire en quête d'amour, et ce alors que j'ai pris 30 ans il y a un mois et que niveau romance ma vie est d'un calme bien plat... 

On pourrait croire que c'est à pleurer mais moi je me dis que maintenant que je m'exclame "Comme c'est mignon!" à chaque fois que je croise un chien ou un chaton, que mon orgasme quotidien me coûte 90nt à la pâtisserie chic de mon quartier (juste derrière le City super d'Ariel et de Wilson)  et que je m'endors en regardant des dramas sur des trentenaires incasables, qui en 20 épisodes se retrouvent avec un mec à se damner dans leur pieux prêt à les épouser... Je remplis les critères ouvrant des droits vers la naturalisation taïwanaise ! Youpi ! ^^

3 commentaires:

  1. " prétextant, pour me justifier, l'analyse d'un phénomène, et que donc quand je me mets à en parler, de cette addiction, je prends des grands airs de professeur d'université à tendance marxiste qui voudrais bien décortiquer la substantifique moelle de ces navets abrutissant le peuple, juste pour ne pas me faire chopper à patauger dans le mainstream."

    I knew it !!!

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  2. I knew you knew it... But I'm still gonna deny it next time I see you !! ^^
    (sinon c'est pas drôle)

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  3. j'attérrie ici depuis ton lien sur Nature brew, et comme je viens de finir ce drama (oui quelques mois de retard mais pas facile de suivre l'actualité drama depuis la france:)) je ne peux m'empêcher de laisser un message. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai visionné They Kiss Again just avant 我(可能)不會愛你 mais pour une fois, les personnages avaient l'air un peu plus matures je trouve. J'étais un peu étonné de les voir boire autant de bières par contre, à croire que le drama était sponsorisé par Taiwan Beer.

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