17 avril 2011

Asie

 Dongaksa, Corée du sud

Il y a 3 ans déjà que j'ai sauté le pas, un peu d'économies sur mon compte en banque, une licence de fle presque en poche, quelques amis qui m'attendaient à Taipei. J'ai acheté un billet d'avion et je suis partie vivre au bout du monde avec ma valise de 25 kg. 

Avec du recul, je me dis que j'étais vraiment inconsciente. Je suis partie sur un coup de tête, parce que je ne pouvais rien faire d'autre, mais sans vraiment préparer plus que ça mon arrivée. Pas de travail, pas de logement, pas d'assurance sur rien. Juste l'envie de mettre les voiles, et le pressentiment que Taipei était faite pour moi. 

Ce fut le début d'une aventure que je n'aurais jamais pu imaginer. Un monde me sépare désormais de cette jeune femme de 26 ans et de sa valise de 25 kg. Un monde rempli de rencontres, de découvertes, d'expériences, de joies, de peines, d'apprentissage. 

Je ne regrette pas. Vraiment pas. Ce coup de sang a été la chose la plus libératrice que j'aie jamais faite. Je me suis sauvée dans tous les sens du terme d'un seul coup d'un seul. Mais ce faisant, j'ai fait des choix. Des choix pas toujours faciles à assumer. 

3 ans en Asie donc. Passés entre Taiwan, Hong Kong et la Corée. 3 ans à mes déconstruire, à me reconstruire, à m'adapter, à me définir, à m'éloigner de moi-même pour finalement réussir à me retrouver et à me réunir. 

Aujourd'hui enfin je me sens recentrée, comprenant les codes qui m'entourent et les acceptant, mais gardant au fond de moi mon identité héritée de ma famille et de ma culture. Ingérant ça et là les qualités locales qui me réjouissent et essayant d'en finir avec mes vieux défauts d'occidentale.  

Reste à savoir ce qui advient ensuite... 

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